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Bulletin 90/2017

Inhalt

 

Vorwort

Liebe Leserinnen, liebe Leser

Der Leitartikel dieses Bulletins widmet sich den Inschriften. Professor M. Aberson präsentiert uns die neusten Entdeckungen aus der Zeit der Römer im Raum der heutigen Schweiz.

Der SAV feiert sein 100jähriges Bestehen, und einige ehemalige Präsidenten schauen anlässlich dieses runden Geburtstages auf ihre Amtszeit zurück. Was sie uns zu erzählen haben, lesen wir unten.

Die Einladung zur diesjährigen Jahresversammlung, welche in Zug stattfindet, befindet sich unten.

Gerne weise ich auch auf die Weiterbildung hin. Das Angebot deckt neu alle drei Sprachregionen ab. Hinzu kommen immer wieder vielerlei interessante Veranstaltungen, deren zwei hier besondere Erwähnung finden.

Auf eine anregende Lektüre!

Petra Haldemann
 

Thematischer Artikel

Quelques nouveautés épigraphiques sur le territoire de la Suisse actuelle

Chaque année, quelques nouvelles inscriptions d’époque romaine sont mises au jour sur le territoire de la Suisse actuelle. Certaines sont assez banales et leur découverte ne révolutionnera pas l’histoire de l’épigraphie antique. D’autres se révèlent plus intéressantes pour le philologue ou l’historien, que ce soit par leur contenu historique, les circonstances de leur trouvaille, le contexte archéologique dans lequel elles s’insèrent ou, parfois, les techniques employées pour parvenir à les déchiffrer.

Le présent article propose à ses lectrices et lecteurs un aperçu de quelques-unes de ces découvertes dont les résultats scientifiques ont été publiés ces dernières années. Il est suivi d’une orientation bibliographique qui permettra aux personnes intéressées d’en savoir davantage sur les différents dossiers évoqués ici.

Compesières (GE) : parole d’empereur ?

Peut-on tirer quelque chose d’un petit morceau de métal ancien sur lequel ne figurent que sept lettres et pas même un seul mot complet ? La réponse est oui, mais pour cela il faut un peu de chance.

C’est ce qui s’est produit avec le fragment d’une table de bronze trouvé dans la fouille d’une église à Compesières (GE), à l’extrême ouest de la Suisse, entre 2005 et 2006. Ce fragment, provenant d’une couche archéologique que l’on peut dater entre le milieu du IIe et le IIIe s. apr. J.-C., n’est pas bien grand (4,1×4,6 cm) mais il est épais : 8 mm (fig. 1).

figure 1
Fig. 1

Pour une plaque de bronze inscrite, c’est beaucoup : seule la célèbre « Table de Lyon », sur laquelle fut gravée une copie du célèbre discours prononcé par l’empereur Claude devant le Sénat en 48 apr. J.-C.1 et dont les dimensions sont considérables (139×193 cm conservés), présente une épaisseur comparable ; la plupart des autres exemples que nous connaissons sont plus minces. Or le bronze était un matériau précieux et l’on considère que, pour des raisons de coût et de stabilité, l’épaisseur de ce genre de plaques était proportionnelle à leurs dimensions à plat. De plus, c’étaient généralement des copies de documents officiels que l’on faisait ainsi graver dans le bronze pour affichage.

Ce que l’on peut lire sur ce fragment n’est pas très explicite :

------
[---]m·meu[---]
[---]us·d[---]
------

À première vue, rien à en tirer. Pas un seul mot entier. Mais la chance (ou la faveur des dieux) tient en un point et trois lettres, à la fin de ce qui reste de la première ligne : MEV. Le mot n’est pas complet, mais on en connaît le début grâce au point de séparation qui le précède. Or une rapide recherche dans un dictionnaire du latin permet de se rendre compte qu’à part un ou deux toponymes et un nom de plante qui ont très peu de chance d’avoir figuré sur un document de ce type, le seul mot qui commence par ces trois lettres est le pronom-adjectif possessif meus, soit au nominatif, soit à l’accusatif singuliers. Cette portion de texte était donc rédigée à la 1e personne du singulier. Or, quel personnage est susceptible de s’exprimer ainsi dans la copie – probablement monumentale – d’un document officiel du IIe ou du IIIe s. apr. J.-C. si ce n’est l’empereur lui-même ou, à la rigueur, l’un de ses représentants ? Nous avons donc probablement là les restes de la copie d’une lettre impériale qu’une collectivité publique, ou plus vraisemblablement un notable local, a fait afficher de manière monumentale. Où, pourquoi ? Nous n’en savons rien. Dans la demeure d’un grand personnage peut-être ? Pour mettre en évidence un privilège accordé en haut-lieu ? Seule l’imagination et la fantaisie permettent d’en dire davantage.

Nyon (VD) : quel monument ?

À quel monument rattacher un gros bloc de molasse, en partie détruit par un engin de chantier, portant deux lignes incomplètes d’une dédicace au premier empereur de Rome ? C’est la question qui s’est posée après une découverte faite en 2014 à l’occasion d’une fouille archéologique conduite à Nyon (VD) par l’entreprise Archeodunum SA, mandatée par l’Archéologie cantonale vaudoise. Le bloc en question avait dû être endommagé quelques années auparavant lors de l’installation – ou de l’extraction – d’une citerne à mazout. On aurait certes préféré l’avoir intact, mais il en reste heureusement la plus grande partie (fig. 2).

figure 2
Fig. 2

Bien qu’incomplet, le texte de cette inscription n’est pas trop difficile à restituer dans son intégralité : les espaces vides au-dessus et au-dessous des deux lignes conservées sont plus hauts que l’interligne qui sépare ces dernières ; il n’y avait donc probablement pas d’autres lignes, ni avant, ni après. Et comme les dimensions du bloc, lequel est conservé à l’arrière, sont connues (29×88×55 cm), il est possible, si l’on admet – ce qui est le plus probable – que le texte était centré, de calculer l’espace disponible pour la partie manquante de l’inscription. Cette reconstitution (fig. 3) n’est pas absolument certaine, mais très probable2.

figure 3
Fig. 3

On peut donc proposer :

[Imp(eratori) C]aesari
[Aug]usto

On a très peu d’exemples d’une titulature aussi laconique pour Auguste. La plupart du temps, les inscriptions qui lui sont dédiées mentionnent sa filiation et ses titres, au moins les plus importants d’entre eux. Mais quelques parallèles existent.

Le problème le plus intéressant, cependant, qui se pose au sujet de ce bloc inscrit, est celui de sa position originelle. Constituait-il par exemple l’élément central d’une base de statue, ou faisait-il partie d’un monument plus important ? L’archéologue Michel E. Fuchs, professeur à l’Université de Lausanne, a constaté que la hauteur et la largeur du bloc obéissent, à peu de choses près, au module du pes monetalis romain (29,55 cm). La face supérieure du bloc est percée d’un trou destiné à en permettre le levage au moyen d’une grue : le bloc était donc à l’origine placé à une certaine hauteur. De plus, son côté droit présente des traces de taille qui laissent penser qu’à cet endroit, il venait s’ajuster à un autre bloc, sans doute de dimensions comparables3. Le tout devait donc faire partie d’une structure d’une certaine importance. À partir de là, toutes les hypothèses sont possibles : une statue d’Auguste surmontant cette inscription ornait-elle, par exemple, le portique du premier forum de la Colonia Iulia Equestris, dont on sait qu’il était construit en molasse ? Ainsi que l’ont prouvé des recherches archéologiques récentes, tout le centre de la Nyon romaine a été aménagé à l’époque augustéenne.

St-Maurice (VS) : une intuition confirmée

Le 3 mars 1942, à Saint-Maurice d’Agaune, en Valais, un bloc de rocher tombe de la falaise qui surplombe la célèbre abbaye et en détruit partiellement le clocher. Parmi les décombres on trouve un bloc de pierre portant la partie centrale d’une inscription monumentale, que l’archéologue et épigraphiste genevois Paul Collart (1902-1981) identifie aussitôt comme une dédicace à Gaius César, petit-fils et fils adoptif de l’empereur Auguste. Il en propose alors le texte suivant, tout en restant très prudent quant aux restitutions des lignes 3 et 4 de l’inscription4:

[C(aio) Caesari, Au]gusti f(ilio), diui Iu[li nepoti],
[principi iuuentu]tis, pontifici, co[(n)s(uli), imperatori5],
[uicesimum tert]ium ann[um ingresso def(uncto) (?)].
[L(oco)] des(ignato) [d(ecreto) ciuitatis]6.

« À Gaius César, fils d’Auguste, petit-fils du divin Jules, prince de la jeunesse, pontife, consul, imperator, décédé alors qu’il entrait dans sa vingt-troisième année. Emplacement désigné par décision de la cité ».

Gaius, fils de Julie, la fille d’Auguste et de Livie, né en 20 av. J.-C., avait été adopté par son grand-père trois ans plus tard, puis désigné « prince de la jeunesse » et futur consul en 5 av. J.-C. À ce moment-là, il avait donc quatorze ans. Il n’exerça cependant son consulat qu’en 1 apr. J.-C. et fut acclamé imperator en 3. Il mourut prématurément l’année suivante au grand désespoir de son père adoptif, qui comptait sur lui pour sa succession. La lecture de Paul Collart fut remise en cause en 1984 par le savant français Alain Vassileiou (voir l’orientation bibliographique en fin d’article), qui, se fondant sur divers parallèles, proposa pour les deux dernières lignes un texte différent :

[Hic primus omn]ium ann[os natus XIIII | co(n)s(ul) est] des[ignatus] – « Le premier de tous à l’âge de quatorze ans il a été désigné consul ».

Cette solution était-elle meilleure ? Oui, sans doute, et ce fut en tout cas l’opinion de l’archéologue et épigraphiste François Wiblé, qui adopta cette lecture moyennant une légère modification : en examinant attentivement la pierre, il constata qu’à la 4e ligne, juste avant les lettres DES[---], on pouvait distinguer la trace d’une lettre qui pouvait être un L, un E ou un C, mais en aucun cas un T. Il proposa donc plutôt de lire : [consu]ḷ des[ignatus].

L’intuition était bonne ! La suite de l’histoire l’a prouvé. En 2013, François Wiblé, alors Archéologue cantonal du Valais, est informé qu’un petit bout d’inscription vient d’être trouvé par l’équipe qui procède à de nouvelles fouilles dans l’abbaye. Il se rend immédiatement compte que c’est une pièce manquante du puzzle : le fragment s’insère parfaitement à la hauteur de la 4e ligne de la dédicace à Gaius César et, miracle, elle en complète le texte exactement comme prévu (voir fig. 4).

figure 4
Fig. 4

Il faut bel et bien lire :

[Hic primus omn]ium ann[os natus XIIII | consu]ḷ des[ig]natus esṭ.

Ce n’est donc pas l’année de la mort du jeune prince qui était mise en évidence dans cette inscription, mais bien le fait, exceptionnel jusque là, que celui-ci avait été désigné comme consul alors qu’il n’avait pas quinze ans ! Et les dimensions de l’inscription pourraient laisser penser que celle-ci figurait sur un monument d’une certaine importance, peut-être une statue équestre, voire un cénotaphe.

En définitive, en épigraphie, chaque minuscule détail compte. Et parfois, comme ici, une nouvelle trouvaille permet de s’en assurer.

Martigny (VS) : un poète inconnu

Mis au jour en 1987 et 1988 dans l’insula 13 de la ville romaine de Forum Claudii Vallensium, trois petits fragments d’une plaque de marbre d’extraction locale (fig. 5) dormirent quelques années dans un dépôt archéologique car leur interprétation se révélait pour le moins problématique : pas de séparations entre les mots, peu de termes clairement identifiables, un type de discours difficile à classifier. Mais ces quelques lignes inscrites ont malgré tout fini par livrer une petite portion de leurs secrets.

figure 5
Fig. 5

On avait depuis longtemps compris qu’il s’agissait de bribes d’un texte en vers – hexamètres dactyliques ou distiques élégiaques. On y lisait le syntagme ămōrĕ lŏcī et, un peu plus loin [---]fēssām rěfŏuēns. Le poète inconnu qui avait rédigé ces vers mentionnait donc l’affection portée par quelqu’un à un lieu, peut-être idyllique, et le réconfort trouvé à une situation de fatigue ou d’épuisement. Un autre mot, dulce ou dulces (selon l’endroit où l’on choisissait de le séparer de ce qui suit) – renforçait encore l’impression que l’on avait affaire à une ambiance bucolique. En combinant les trois fragments, dont deux sont jointifs, on pouvait obtenir ceci :

Frg. A+B :
? ------
[---]S DVLCESVBIS+[---]
[---] amore loci cụ[---]
[--- -?]fessam refouens +[---]
[--- ? ---]spicua +ạụ[---]
? ------

Frg. C :
? ------
[---]++[---]
[---]+++TVS[---]
[--- ? u]ires I+[---]
[---]rens le[---]

vac.

Le fragment C reste largement incompréhensible. Quelques hypothèses ont été émises (voir l’article cité dans l’orientation bibliographique), mais aucune n’est réellement probante. Certaines parties du texte des fragments A+B, en revanche, ont fourni des pistes intéressantes. Tout d’abord refouens : le verbe dont ce participe présent est issu, refouere, évoque l’idée de « réchauffer quelqu’un qui a froid », donc de le revigorer, de le ramener à la vie ou de restaurer ses forces affaiblies. Mais le froid n’est pas seul en cause : on souffre parfois aussi d’une chaleur excessive. De fait, ce verbe, dans la poésie latine, évoque tantôt un réchauffement, tantôt un rafraîchissement salutaire, voire un simple soulagement7; on le trouve aussi parfois associé à l’adjectif fessus, « fatigué, épuisé », ce qui rappelle la formule [--- ?]fessam refouens de notre inscription8. Ce sont là des modèles possibles pour le poète valaisan inconnu qui a rédigé ces quelques vers.

Mais l’inspiration de ce dernier se résume-t-elle à la seule latinité ? En fait, il vaut toujours la peine de faire un peu de grec ! Traduisons refouere dans cette langue : s’il s’agit de « réchauffer », on trouve dans cette langue : s’il s’agit de « réchauffer », on trouve ἀναθερμαίνω ; si c’est plutôt « rafraîchir », on aura ἀναψύχω. Et là, on entre dans un autre monde : celui de Dionysos et des poètes orphiques.

Dionysos d’abord : chacun sait que le vin réchauffe et revigore. Cela n’a pas échappé au poète tardo-antique Palladas qui, dans une épigramme conservée par l’Anthologie Palatine, écrit : (Anth. Pal., 11, 55) : δὸς πιέειν, ἵνα Βάκχος ἀποσκεδάσειε μερίμνας / ἂψ ἀναθερμαίνων ψυχομένην κραδίην – « Donne à boire afin que Bacchus disperse mes soucis en réchauffant aussitôt mon cœur transi de froid ». Mais Dionysos est volontiers associé à la doctrine d’Orphée et au processus de régénération des âmes que celui-ci professe. Or, dans cet univers-là, c’est plutôt ἀναψύχω qu’il faut chercher ; et l’on n’est pas déçu : on entre alors dans l’univers d’Homère, d’Hésiode, de Pindare et des poèmes orphiques. Il existe en effet une île imaginaire où, après la mort, certaines âmes privilégiées, celles des Bienheureux, peuvent parvenir sous certaines conditions. Sur cette île, on n’a pas besoin de travailler : la terre, d’elle-même, porte tous les fruits désirés. Pas non plus de problèmes de météo : il y fait toujours bon – ni trop chaud, ni trop froid – et un doux Zéphyr rafraîchit, régénère et purifie les âmes. Dans les poèmes orphiques, c’est là que les dieux débarrassent celles-ci de leur vilenie, afin de les affranchir du cycle des réincarnations et leur permettre un bonheur éternel.

Si l’on suppose un tel contexte pour le poème de Martigny, on pourrait alors, à titre d’hypothèse, proposer, pour la 3e ligne du fragment A+B, une restitution [--- ? de]fessam refouens ạ[nimam ? ---], « revigorant l’âme épuisée ». S’agissait-il d’un poème funéraire ? C’est possible, mais non certain. Si c’était le cas, le défunt pour lequel celui-ci avait été composé espérait peut-être atteindre cette île mystérieuse où lui était promis un bonheur éternel.

Kempraten (SG) : malédiction pour un cambrioleur

À la fin du IIe s. ou au IIIe s. de notre ère, quelque part au bord du lac de Zurich, à un endroit appelé alors Lindomagus, une dénommée Catullina constate que son grenier a été cambriolé. Pire, le malfrat – est-ce le même, ou un autre ? – a aussi brisé une fenêtre, celle d’un certain Asiaticus. Il a trouvé des coussins et les a éventrés pour voir si quelque trésor ne s’y trouvait pas caché, et la crapule a eu du flair : une lampe, objet précieux sans doute... Il a tout emporté.

La pauvre Catullina est bien désemparée. De nos jours, elle irait au poste de police le plus proche pour porter plainte ; mais à l’époque... Alors elle décide de se rendre au sanctuaire de la Grande Déesse, Cybèle, la Mère des Dieux : c’est là qu’elle va déposer sa revendication, sous la forme d’une defixio, une tablette de malédiction. Toutefois, avant de se mettre en route, peut-être va-t-elle au fond du jardin, dans la cabane où on fait ses besoins, prend la tablette qu’elle vient d’inscrire et murmure : « Que le voleur gise dans une décuple pisse, tout comme cette lettre à la déesse va s’y trouver maintenant ! ». Là-dessus, elle tourne et retourne la tablette dans la fosse des latrines. Ensuite, elle ira la porter au sanctuaire. Voilà le mini-roman policier que l’on peut imaginer grâce au déchiffrement de la tablette de plomb gravée par Catullina et retrouvée lors de la la fouille archéologique du sanctuaire (fig. 6).

figure 6
Fig. 6

Une équipe d’épigraphistes et d’archéologues s’est chargée d’en publier le texte et l’interprétation (voir l’orientation bibliographique en fin d’article) :

[Mag]na Mater | [....]na rog̣at S+quaca|[....]am ex tuis ancillis : | quisquis horreum | Catullinae effreg̣it | Lindomagi siue f[en]es/tram siue culcitr[a]m | Asiatici et qui lucer[n]am | eius sustulit et qui | conscius est et qui | dolum malum || facit, sic iace[a]t | ịṇ X̣ (= decies ?) micto que[m]|admodum haec | epistula iacitu|ra est !

« Grande Mère ! [....]na implore S+quaca[...]a parmi tes servantes : celui, quel qu’il soit, qui est entré par effraction dans le grenier de Catullina à Lindomagus ou qui a brisé la fenêtre d’Asiaticus ou éventré son coussin et qui a emporté sa lampe, et quiconque en est complice et se rend coupable d’un dol, qu’il séjourne dans une décuple (?) pisse comme cette lettre va y séjourner ! »

La lecture ịṇ X̣ (?) micto n’est pas absolument certaine. Elle est en tout cas surprenante ! Mais on connaît par ailleurs ce type de malédiction similia-similibus comparable au fameux rite des poupées vaudou dans lesquelles on plante des épingles : de même que Catullina (mais est-ce vraiment elle qui l’a fait, ou peut-être une prêtresse de la Grande-Mère ?) trempe à dix reprises (?) la tablette dans son urine, de même le voleur et ses complices seront condamnés à un tel sort, peu enviable, il est vrai.

On trouve ces tablettes de malédiction un peu partout dans le monde gréco-romain, et rédigées dans toutes sortes de langues : grec, osque, latin... Une série de defixiones de ce type a notamment été mise au jour dans un autre sanctuaire de la Grande-Mère, à Mayence, capitale de la province de Germanie Supérieure. Cette déesse semble donc en avoir fait sa spécialité, mais on ne s’attendait pas forcément à une telle trouvaille au bord du lac de Zurich !

Gravesano (TI) : quand la police s’en mêle

Continuons avec un autre thriller. Là, ce ne sont pas les dieux qui sont intervenus, mais une équipe de chercheurs de l’École des sciences criminelles de l’Université de Lausanne (ESC). Tout a commencé avec la découverte, en 1994, d’un autel en granite lors d’une fouille archéologique menée dans l’église de S. Pietro di Gravesano, non loin de Lugano (fig. 7).

figure 7
Fig. 7

Cet autel, fortement érodé, portait une inscription, difficilement lisible, qui fut une première fois publiée en 2005 par l’archéologue Christoph Reusser9. Or, plus récemment, un jeune chercheur tessinois étudiant à l’Université de Lausanne, Romeo Dell’Era, a eu l’idée, pour tenter d’en améliorer la lecture, de s’adresser à des spécialistes de la photographie et du traitement de l’image qui travaillent au sein de l’ESC. Éric Sapin, Isabelle Montani et Quentin Milliet ont fait le voyage du Tessin et ont procédé à des prises de vues selon un procédé particulier (voir fig. 8).

figure 8
Fig. 8

Ils en ont ensuite produit une image tridimensionnelle dynamique qui permettait, comme si l’on avait à disposition un calque virtuel de la surface inscrite, d’en modifier l’éclairage à sa guise pour en faire ressortir la structure sans être influencé par les variations de couleur de la pierre. Le résultat (un exemple à la fig. 9) a permis d’améliorer la lecture de l’inscription.

figure 9
Fig. 9

Le contenu de cette dernière n’aura certes pas révolutionné l’histoire de l’épigraphie latine. Il s’agit d’une dédicace votive assez banale, adressée « aux dieux et déesses » par un certain Gaius Kaninius Faustio – dont le nom n’a d’ailleurs pu être assuré que grâce à cette nouvelle technique de lecture10. Et la troisième ligne reste largement illisible. Mais l’intérêt de cette recherche réside surtout dans la technique employée : on sait désormais que celle-ci fonctionne et on pourra y recourir à l’avenir pour faciliter la lecture d’inscriptions peu lisibles qui présentent un certain intérêt historique.

Et encore…

D’autres nouvelles découvertes épigraphiques intéressantes ont encore été faites ces dernières années en Suisse. Parmi elles, par exemple, une inscription celto-latine dans un alpage valaisan, ou un manuscrit épigraphique du XVIIIe siècle ressuscité par un jeune savant neuchâtelois. Elles sont en cours d’étude et ne sont pas encore publiées, ce qui nous interdit pour l’instant de les présenter ici. Mais peut-être pourront-elles faire l’objet d’un autre article plus tard dans ce bulletin.

Michel Aberson, Section d’archéologie et des sciences de l’Antiquité, Université de Lausanne

Orientation bibliographique

Compesières

M. Aberson, R. Frei-Stolba, « Un fragment de table de bronze inscrite découvert dans l’église Saint-Sylvestre à Compesières (GE) : indice d’un document officiel important ? », Zeitschrift für Papyrologie und Epigraphik, 172, 2010, p. 267-270.

M. Aberson, R. Frei-Stolba, « Compesières (GE) – parole d’empereur ? », Archéologie Suisse, 33, 2010.3, p. 44.

Nyon

M. Aberson, M. E. Fuchs, « Nyon, rue St-Jean : une nouvelle dédicace à Auguste (?) », Museum Helveticum, 74, 2017, p. 96-99.

M. Aberson, M. E. Fuchs, S. Thorimbert, « Nyon, rue Saint-Jean : l’inscription sous la terrasse », Archéologie Suisse, 40, 2017.1, p. 30-35.

C. Brunetti, Chr. Haenny, Recherches sur l’area publica de la Colonia Iulia Equestris. Les basiliques (Nyon, canton de Vaud) (Cahiers d’Archéologie Romande 136), Lausanne, 2012.

St-Maurice

F. Wiblé, « L’inscription de Gaius César de Saint-Maurice (VS) : confirmation d’une restitution », Bulletin d’études préhistoriques et archéologiques alpines, 25-26, 2014-2015, p. 247-252.

E. Rosso, « Les Hommages rendus à Caius et Lucius César dans les provinces gauloises et alpines », in : M. Christol, D. Darde (éd.), L’Expression du pouvoir au début de l’Empire : autour de la Maison Carrée à Nîmes (Actes du colloque de Nîmes, 20-22 octobre 2005), Paris, 2009, p. 97-110.

A. Vassileiou, « Sur une dédicace à Caius César de Saint-Maurice en Valais », in : Mélanges offerts à la mémoire de Roland Fiétier par ses collègues de Besançon, rassemblés par François Lassus (Annales littéraires de l’Université de Besançon 287), Paris, 1984, p. 547-555.

Martigny

M. Aberson, F. Wiblé, « "Revigorer l’[âme ?] épuisée" : fragments inédits d’une inscription métrique latine provenant de Martigny (Forum Claudii Vallensium) », Zeitschrift für Papyrologie und Epigraphik, 181, 2012, p. 48-53.

A. Bernabé, A. I. Jiménez San Cristóbal et al., Instructions for the Netherworld, the Orphic Gold Tablets, Leiden/Boston, 2008, p. 71-76.

F. Graf, S. I. Johnston, Ritual Texts for the Afterlife, Orpheus and the Bacchic Gold Tablets, London/New-York, 2007, p. 36-37 ; 137-164.

G. Pugliese Carratelli, Les lamelles d’or orphiques. Instructions pour le voyage d’outre-tombe des initiés grecs, Paris, 2003, p. 117-124.

Kempraten

R. Frei-Stolba, P. Koch, H. Lieb (â), R. Ackermann, « Eine neue Fluchtafel aus Kempraten (Kt. St. Gallen/CH) », in : M. Scholz, M. Horster (Hrsg.), Lesen und Schreiben in den römischen Provinzen, Mainz, 2015, p. 113-122.

J. Blänsdorf, Die Defixionum Tabellae des Mainzer Isis- und Mater Magna-Heiligtums, (Mainzer Arch. Schr. 9), Mainz, 2012.

A. Kropp, Defixiones (dfx). Ein aktuelles Corpus lateinischer Fluchtafeln, Speyer, 2008.

Gravesano

R. Dell’Era, « Due iscrizioni romane di Gravesano TI », Museum Helveticum, 73, 2016, p. 102-103.

Crédits photographiques

Fig. 1. Photo : Service cantonal d’Archéologie, Genève.
Fig. 2. Photo et traitement de l’image : T. Grec (Université de Lausanne, Section d’archéologie et des sciences de l’Antiquité).
Fig. 3. Dessin : L. Patoureau (Université de Lausanne, Section d’archéologie et des sciences de l’Antiquité).
Fig. 4. Photomontage : F. Wiblé.
Fig. 5. Photo : F. Wiblé.
Fig. 6. Photo : Kantonsarchäologie St.Gallen.
Fig. 7-9. Photos et traitement de l’image : E. Sapin, I. Montani, Q. Milliet (Université de Lausanne, École des sciences criminelles).

Notes

1 CIL XIII, 1668 ; cf. Tacite, Annales, 11, 23-24. (> Text)

2 D’autres restitutions, moins probables, pourraient être, p. ex. : [Diuo C]aesari | [Aug]usto, qui honorerait Auguste divinisé après sa mort, ou encore [Imp(eratori) Ti(berio) C]aesari | [Aug]usto, qui concernerait alors l’empereur Tibère. Mais la place disponible (voir fig. 3) s’accorde mal avec ces hypothèses. (> Text)

3 La face gauche du bloc est trop mal conservée pour que l’on puisse savoir si elle présentait un aspect semblable. (> Text)

4 P. Collart, « Un nouvel hommage du Valais à Caius César », in : Mélanges d’histoire et de littérature offerts à Monsieur Charles Gilliard, Lausanne, 1944, p. 38-45. Le texte est repris dans AE 1946, 254. Il faut évidemment lire ici « Gaius » et non « Caius », prénom inexistant en latin. (> Text)

5 Ici, P. Collart admet que l’on pourrait également restituer co[(n)s(uli) designato]. (> Text)

6 Pour la l. 4, P. Collart proposait aussi une autre variante : [Nantuates fec(erunt)]de s[uo]. (> Text)

7 Cf. p. ex. Manilius, 5, 565 (à propos d’Andromède liée au rocher) : ipsa leui flatu refouens pendentia membra / aura per extremas resonauit flebile rupes ; Appendix Vergiliana, Culex, 213-214 : tu lentus refoues iucunda membra quiete, / ereptus taetris e cladibus. Voir aussi, en prose, Apulée, Met., 2, 27, 1 : ac dum in proxima platea refouens animum infausti atque improuidi sermonis mei sero reminiscor (…). (> Text)

8 Cf. Appendix Vergiliana, Culex, 121-122 (évoquant la fraîcheur que l’ombre des arbres apporte à des chèvres fatiguées) : ipsa loci natura domum resonante susurro / quis dabat et dulci fessas refouebat in umbra. On notera, dans ce passage, les syntagmes loci natura (qui rappelle notre amore loci) et dulci (…) umbra. Voir aussi, en prose, Tacite, Annales, 2, 54, 6 (à propos de Germanicus qui apporte le réconfort aux provinces d’Orient) : pariterque prouincias internis certaminibus aut magistratuum iniuriis fessas refouebat. (> Text)

9 Chr. Reusser, « Ein römischer Orakelheiligtum (?) in Bioggio », Numismatica e antichità classiche, 34, 2005, p. 321, n. 12 ; AE 2005, 653. (> Text)

10 Texte latin : Dis deab(us) / C(aius) Kaninius Faustio / ++A[ca. 2]VM+ / u(otum) s(oluit) l(ibens) m(erito). Voir l’article de R. Dell’Era cité en bibliographie. (> Text)

 

Anzeigen und Mitteilungen

Einladung zur 100. Jahresversammlung des SAV am Freitag, den 24.11.2017 in Zug

Chères et chers collègues, care colleghe e cari colleghi, liebe Kolleginnen und Kollegen
Der Vorstand des SAV freut sich, Sie zur Jahresversammlung und zu einer Führung im Museum für Urgeschichte in Zug einladen zu können.

13.30 Workshops des VSG zu diversen Themen (Motivation, Gesundheit, Arbeit) (KS Zug)
16.15 100. Jahresversammung des SAV 2017/Assemblée annuelle de l’ASPC 2017
Museum für Urgeschichte, Hofstrasse 15, 6300 Zug (www.museenzug.ch/urgeschichte; Anreise mit dem Bus Nr. 3 oder 5 bis Haltestelle Mänibach oder Nr. 11 bis Haltestelle Oberwiler Kirchweg)
Traktandenliste/Ordre du jour
  1. Protokoll der Jahresversammlungen / Procès-verbal des assemblées 2015 et 2016
  2. Jahresbericht des Präsidenten / Rapport du président
  3. Finanzen:
    Rechnung / Rapport du caissier, Revision / Révision, Budget, Mitgliederbeitrag / cotisation des membres
    Bestätigung Kassastand 31.7.2015
  4. Gesamterneuerungswahlen von Vorstand, Präsident, Delegierten und Revisoren:
    Präsident (neu): Philipp Xandry
    Neues Mitglied: Prof. Dr. Karin Schlapbach, Universität Fribourg
  5. Anträge und Vorschläge des Vorstands / Motions et propositions du comité
  6. Anträge und Vorschläge der Mitglieder / Motions et propositions des membres
  7. Varia
17.00 Führung im Museum für Urgeschichte, anschliessend römischer Apéro
19.00 Abendessen und Jubiläumsfeier im Restaurant Da Pino (www.da-pino.ch), Metallstr. 9, 6300 Zug

Mit herzlichen Grüssen
Lucius Hartmann, Präsident
Anmeldung für die Führung und/oder das Abendessen (mit Angabe, ob Fleisch, Fisch oder vegetarisch) bitte bis am 12. November an lucius.hartmann@philologia.ch.

100 Jahre SAV/ASPC/ASFC

Anlässlich des Jubiläums 100 Jahre SAV haben einige Präsidenten und eine Präsidentin auf ihre Amtszeit zurückgeschaut.

Reminiszenzen aus den 70er-Jahren

Die Bitte von Frau Haldemann, ein ‚denkwürdiges Ereignis’ aus meiner Tätigkeit im Vorstand des SAV zu schildern (1975-1977 als Aktuar, 78-81 als Präsident, 82-83 als Leiter der Fortbildung), macht es mir schwer, mich auf ein einzelnes Ereignis zu beschränken. Zunächst denke ich an zwei eindrückliche Fortbildungsveranstaltungen, die ich beide mitgestalten konnte: so an die wunderbare Studienwoche in Rom (1979) mit Herrn Prof. Hans Jucker, die mit einer Besteigung der Pantheon-Kuppel im wörtlichen Sinne einen ‚Höhepunkt’ setzte, oder an das Colloquium didacticum X in Basel (1984), als der SAV die Ehre hatte, diese turnusmässig in den verschiedensten europäischen Ländern stattfindende Tagung in der Schweiz durchzuführen. Da aber – abgesehen von solchen Höhepunkten – das Amt des Präsidenten nebst administrativem Aufwand vor allem bildungspolitische Auseinandersetzungen mit sich brachte, sei es erlaubt, einige Reminiszenzen aus dieser Zeit anzubringen. Dabei soll keine weinerliche Wehmut aufkommen (Grund genug hätte man allerdings), wenn ich daran denke, dass zu Beginn meiner Lehrtätigkeit am Gymnasium Kirchenfeld in den 60er-Jahren fünf Latein-Parallelklassen vorhanden waren, mit einer respektabeln Zahl von je 36,5 Jahreslektionen (inkl. Unterstufe). Den jüngeren Kolleginnen und Kollegen ist vielleicht kaum bewusst, dass auch damals eine Zeit des Umbruchs und des Aufbruchs herrschte, auch mit positiven Folgen: Stichwörter: 1968 MAV-Reform, Projekt Mittelschule von morgen (mit heftigen Diskussionen im VSG), 68er-Bewegung u.a. Es lag in der Natur der Sache, dass die Begehrlichkeiten der übrigen Fächer vor allem auf die komfortable Stundendotation der Alten Sprachen abzielten, welche nun in die Defensive gedrängt wurden und einen schrittweisen Stundenabbau hinnehmen mussten. Die kritische Haltung der 68er-Bewegung vor allem dem Latein gegenüber hatte aber auch die positive Folge, dass das Latein sich rechtfertigen musste. Wohl zu lange zuvor wurde der Lateinunterricht als undiskutable Selbstverständlickeit hingenommen. Die berechtigte, heute ja mindestens so aktuelle Frage Warum lernen wir eigentlich Latein? (bei anderen Fächern wurde sie allerdings nie in dieser herausfordernden Form gestellt) nötigte die Fachkräfte zu einer gewissen Selbstbesinnung auf die eigenen Stärken. Man musste vom – bereits in den 70er-Jahren längst nicht mehr aktuellen – Image wegkommen, das Latein sei ein reines Sprachdrill-Fach. Man bemühte sich, unter Einbezug von Archäologie, Römisch Recht, antiken Naturwissenschaften u.a. aus dem Sprachfach ein Kulturfach zu machen, was allerdings beim stetigen Abbau der Stundendotation immer schwieriger wurde. Ganz besondere Bedeutung kam dabei der Wirkunsgeschichte zu, welche aufzeigen konnte, wie sehr die Antike unsere heutige Kultur in den verschiedensten Bereichen geprägt hat.- Die Verhältnisse sind heute anders, aber ich denke, der Auftrag der Alten Sprachen ist angesichts der Europäisierung aktueller denn je: Es geht darum, dieses im wahrsten Sinne des Wortes europäische Kulturgut – eine der bedeutendsten kulturellen Gemeinsamkeiten in der sonstigen europäischen Vielfalt – einer neuen Generation zugänglich zu machen.

Alfred Stückelberger (1978–1981)

1991-1993 : les années ORM !

Le sud des Alpes, là-bas outre Gothard, le Tessin, la route du soleil, ah oui ! Il faisait plutôt moche et gris à Lugano, ce jour de novembre 1990 où j’ai été élue présidente. Nous sortions à peine des années PEC vaillamment assumées par Ilse Leyvraz, secondée de Jörg Büchli et, après la présidence de Christoph Jungck, j’avais l’impression d’être la femme alibi qu’on allait nommer présidente sous prétexte d’alternance et que « tout le monde doit y passer une fois »… Les années de la réforme de la maturité fédérale s’annonçaient, qui ne laissaient – déjà – rien présager d’enthousiasmant.
Comme – malgré la promesse de voir trois fois, à l’aller et au retour, l’église de Wassen – on ne franchit pas le Gothard tous les jours quand on habite Neuchâtel, je décidai de profiter au maximum de cette occasion. Sur le chemin du retour, je fis un détour par Locarno où l’exposition dont le titre m’avait intriguée précédemment : I TESORI DEI KURGANI DEL CAUCASO SETTENTRIONALE venait, par chance, d’être prolongée. Il faisait toujours moche quand je quittai le Castello Visconteo, mais mon humeur s’était déjà nettement améliorée ! De bon augure pour la suite ?
De fait ces années ORM ont échauffé les esprits : de séance en séance et de commission en commission, à tous les niveaux de nos engagements respectifs, les membres du comité se sont battus pour garantir à nos élèves un niveau de connaissances qui leur assure une entrée de plain pied à l’Université. Notre prise de position contre l’abrogation des types de maturités et par rapport aux différents modèles proposés a été adressée dans les temps aux instances responsables. Nos revendications ont été reconnues, alors, mais, comme chacun le sait, non suivies !... Comme nous le redoutions, le ver était dans le fruit. La mise en œuvre de la nouvelle maturité - dite désormais gymnasiale ! - ainsi que de l’accord de Bologne n’allaient pas tarder à le prouver…

Christine Haller (1990–1993)

Aus der Zeit meiner Präsidentschaft des SAV (1994–1996)

Im Bulletin Nr. 48 des SAV, dem letzten aus der Zeit meiner Präsidentschaft habe ich S.10f. kurz „Drei Innerschweizer Praesidenten des Schweizerischen Altphilologenverbandes“ gewürdigt: P. Dr. Franz Fässler aus dem Kloster Engelberg, Präsident von 1954–1957, P. Dr. Hubert Merki aus dem Kloster Einsiedeln, Präsident von 1963–1966 und P. Dr. Hermann Gähwiler aus dem Missionshaus Immensee, Präsident 1972–1974. Nach diesem Artikel hat mir Dr. Theo Knecht, der langjährige Redaktor des Bulletins eine Anekdote erzählt. Als P. Hubert Merki Präsident war, war der Rektor des Gymnasiums Einsiedeln sein Mitbruder P. Dr. Ludwig Räber. Da in diesen Jahren die Einführung des dritten Maturatypus, des Typus C (mathematisch-naturwissenschaftliches Gymnasium) diskutiert wurde und Ludwig Räber ein vehementer Vertreter dieses Typus war, bat Hubert Merki Theodor Knecht, ihn bei einer Diskussion mit Erziehungsdirektoren zu vertreten, damit P. Hubert als Vertreter des SAV nicht gegen den eigenen Mitbruder P. Ludwig Stellung beziehen musste.
Während meiner Präsidentschaft war diese Diskussion schon lange Schnee von gestern, der Typus C (sowie die kurzlebigen Typen D und E) eingeführt, und es lief die Vernehmlassung zur Etablierung der Matura ohne Typen. Als dann 1995 die neue Maturitäsordnung eingeführt war, habe ich im Bulletin Nr. 45 vom April 1995 mit Blick auf die Rahmenlehrpläne die Hoffnung ausgedrückt, dass wir durch dieses Instrument die Fächer Latein und Griechisch in inhaltlicher und nicht nur in formaler und funktionaler Sicht stärken können. Diese Hoffnung ist unterdessen auch Schnee von gestern geworden. Doch anlässlich des 100-jährigen Bestehens des SAV ist es angebracht die SPES nicht aufzugeben, von der Ovid ja sagt: haec facit ut, videat cum terras undique nullas / naufragus in mediis brachia iactet aquis (ep. Ex Ponto 1,6,33f.).

Alois Kurmann (1994–1996)

1996–2002

Von 1996–2002 war ich Präsident des SAV, übrigens der erste mit einer sechsjährigen Amtszeit. Weil sich kein Nachfolger finden liess – wenig Ehre, viel Arbeit –, wurde ich gegen Ende meiner dreijährigen Amtszeit vom Vorstand erfolgreich bearbeitet, noch weitere drei Jahre anzuhängen, und so wurden an der Generalversammlung 1999 in Fribourg die Statuten entsprechend geändert.
Eindeutige Höhepunkte waren die Preise bzw. Beiträge, die der SAV zur Unterstützung der Broschüre Acht Antworten auf eine wichtige Frage von insgesamt vier Institutionen erhielt. Am 26. Januar 1999 durfte ich im Café Spillmann in Basel den Albert Weitnauer-Preis 1999 in der Höhe von Fr. 15‘000.- aus den Händen des Stiftungspräsidenten Reto Boerlin anlässlich eines würdigen Banketts entgegennehmen und eine Dankesrede halten. Dem SAV wurde der Preis „für seine langjährigen Bemühungen zum Erhalt der klassischen Sprachen sowie zur Förderung des humanistischen Gedankenguts“ zugesprochen. Als ich an der Präsidentenkonferenz des VSG vom 3. März 1999 in Olten davon berichtete, war die Präsidentin, Helen Wider, so begeistert, dass sich mich gleich duzte.
Weitere Geldgeber waren die Goethe-Stiftung für Kunst und Wissenschaft, Zürich, mit Fr. 10‘000.-, das griechische Kultusministerium mit 500‘000 Drachmen (= ca. Fr. 2‘500.-) und die Sophie und Karl Binding Stiftung mit Fr. 25‘000.-
Kurios war die Reaktion aus Deutschland: Der grossmächtige Präsident des Deutschen Altphilologenverbandes, Prof. Dr. Friedrich Maier, gratulierte mir für unsere Broschüre mit riesengrosser Handschrift gönnerhaft kurz. Ich kam mir vor wie ein Untertan Kaiser Wilhelms.

Beno Meier (1996–2002)

2002–2007

Non nascondo di essermi trovato un po’ in difficolta a dare séguito all’invito, che mi è stato rivolto quale presidente dell’ASFC dal 2002 al 2007, di rievocare un avvenimento che sia stato ‘memorabile’ durante quel periodo. Infatti quegli anni coincidono, nella vita della nostra associazione, con la fase iniziale dell’attuazione della riforma liceale varata qualche anno prima. Questa riforma, per le discipline classiche, ha comportato non poche difficoltà dovute non soltanto al nuovo modello liceale certamente meno ‘garantista’ di quello precedente, ma in particolare anche alle numerose misure di risparmio messe in atto in molti Cantoni e purtroppo sovente (ma non sempre!) a una mancata volontà politica di sostenere un indirizzo di studi umanistico che, seppure non maggioritario nelle scelte degli studenti, concorre ad assicurare un buon livello qualitativo della formazione medio superiore. In quegli anni la nostra associazione ha innanzi tutto dovuto procedere a un suo consolidamento che è avvenuto su due fronti: quello esterno e quello interno. Diversi, in questa prospettiva, sono stati per noi i momenti di una certa rilevanza. Perciò, se proprio mi tocca individuare un determinato avvenimento memorabile di quel periodo, mi pare che convenga menzionare, perché significativo per quegli anni, il Congresso S2 2005 che la SSISS (VSG), insieme ad altri enti, ha organizzato a Zurigo durante un’intera settimana dell’ottobre 2005 quale momento di confronto e di riflessione sulla formazione a livello medio superiore dopo le varie riforme di quel settore. A dire il vero, sull’impatto concreto che tale congresso ha avuto per l’ASFC si può essere di vario avviso. Tuttavia, la nostra partecipazione al congresso, concretizzatasi in diversi progetti e conferenze presentati in quella sede, costituisce certamente una tappa della nostra storia in quegli anni. Infatti, con la nostra presenza in quel frangente abbiamo voluto ribadire che il contributo delle lingue antiche e della loro cultura nella formazione liceale e nei dibattiti di politica scolastica di quegli anni! sarebbe stato più che mai attuale e che non avremmo avuto l’intenzione di ritirarci o di ripiegarci su noi stessi. L’ASFC nei suoi cento anni di esistenza è sempre stata un’associazione assai dinamica e compatta, capace di mobilitare forze e idee e soprattutto persone. Nonostante la crisi che, soprattutto negli ultimi 10-20 anni, ha colpito parecchie società magistrali, l’ASFC (che è riuscita a esserne toccata in misura minore rispetto ad altri) rimane un protagonista nel dibattito politico e culturale che riguarda le nostre scuole di maturità, per esempio promuovendo varie azioni d’informazione rivolte in questi anni a un pubblico esterno (politici, mezzi d’informazione ecc.), o anche partecipando in modo costante e puntuale alle consultazioni in materia di politica scolastica. Per quanto riguarda la vita sociale dell’ASFC, non abbiamo mai smesso di organizzare regolarmente, di anno in anno, iniziative d’aggiornamento svolte nell’ambito delle assemblee generali o anche indipendentemente da queste. Non so quanto la decisione presa nel 2005 di partecipare al Congresso S2 2005 rappresenti davvero un avvenimento ‘memorabile’ per la vita interna della nostra associazione: certamente si è trattato di uno dei momenti emblematici della vitalità dell’ASFC, a partire dal quale, grazie pure alla disponibilità di forze giovani, la nostra associazione continua con convinzione la sua azione a favore delle discipline classiche e dei valori che queste implicano a favore dei giovani delle scuole medie e dei licei.

Andrea Jahn (2002–2007)

November 2010 – November 2014

Die Jahre 2010 bis 2014 waren geprägt durch den zunehmenden Druck der Bildungspolitik auf die alten Sprachen, an Hochschulen ebenso wie an Gymnasien. Die Reduktion oder gar die vollständige Streichung des Angebots von Latein oder Griechisch wurde in diversen Kantonen unabhängig von der Sprachregion eifrig geplant und teilweise leider auch realisiert. Der SAV nahm das widrige Umfeld zum Anlass, durch gezielte Massnahmen die Präsenz und Akzeptanz der alten Sprachen in der Öffentlichkeit zu verbessern. Dabei spielten die neuen Medien eine zentrale Rolle. Ein halbjährlich verschickter Newsletter informiert die Mitglieder neben dem Bulletin über Aktuelles, der regelmässig erscheinende Newsletter „Facta & figurae“ richtet sich gezielt an Vertreterinnen und Vertreter aus Politik, Wirtschaft, Medien und Wissenschaft und berichtet über aktuelle Entwicklungen im Zusammenhang mit den alten Sprachen, und für die Schülerinnen und Schüler wurde eine eigene Latein-App entwickelt, welche sie spielerisch an die Sprache heranführt. Weiter hat der SAV erstmals die Zahlen sämtlicher Latein- und Griechischschülerinnen und -schüler an den Gymnasien der Schweiz zusammengetragen und damit die irreführende Statistik des BfS endlich durch realistische Werte ersetzen können. Besonders wertvoll für die Öffentlichkeitsarbeit sind die erfolgreichen kantonalen und regionalen Vereine, welche mit ihren Veranstaltungen ein breites Publikum erreichen und zu einem positiven Medienecho führen: der Lateintag in Brugg, der Kulturmonat IXber in der Ostschweiz, der GREGL in der Romandie, die interkantonale Arbeitsgruppe „Latein macht Schule“ in der Nordwestschweiz und das Forum Alte Sprachen in Zürich.
Der Höhepunkt meiner Amtszeit erfolgte gleich zu Beginn. An der vom SAV organisierten interdisziplinären Tagung „Elemente – ELEMENTA – ΣTOIXEIA“ Antike und moderne Naturwissenschaften über den Ursprung der Dinge“ vom 17. März 2011 nahmen weit über hundert Personen, davon gut ein Drittel Nichtaltphilologen, teil. Sie konnten anhand diverser Referate oder Workshops (u.a. durch das Einleitungsreferat der damaligen Rektorin der ETH, Frau Prof. Dr. H. Wunderli) von Chemikern, Physikern, Biologinnen, Mathematikern und auch Altphilologen erkennen, wie wichtig die antiken Wurzeln für die moderne Naturwissenschaft nach wie vor sind. Die Resultate der Tagung wurden in einem eigenen Tagungsband publiziert.

Lucius Hartmann (2010–2014)

November 2014 – November 2016

Die Kürze meiner Amtszeit gebietet mir, mich kurz zu fassen. Von meiner Amtszeit bleibt das neue Logo des SAV als sichtbares Ergebnis bestehen. Die Entwicklung des Logos von den ersten Entwürfen einer kleinen Arbeitsgruppe bis zur Einführung hat mir gezeigt, dass unser Verband noch immer voller Vitalität ist. In SAV können Initiativen keimen, lebendig diskutiert, zurückgewiesen, weiter entwickelt und schliesslich für gut befunden werden. Auch wenn der Prozess zum neuen Logo von den Verantwortlichen Geduld und Fingerspitzengefühl erfordert hat, ist er ein schöner Beweis dafür, dass der SAV ein gut funktionierender Verband ist. Möge ihm diese Vitalität allen Widrigkeiten zum Trotz noch lange erhalten bleiben!

Martin Müller (2014–2016)

Auch die Institutsleitungen der Klass.-phil. Seminare der Schweiz, der SVAW/ASEA sowie der Generalredaktor des Thesaurus Linguae Latinae lassen dem SAV eine Grussbotschaft zukommen:

Département des sciences de l’Antiquité de l’Université de Genève

Οἱ καθηγηταὶ τῆς Γεναυιτῶν Σχολῆς τοῖς Ἑλουετικοῖς φιλολόγοις πᾶσι πλεῖστα χαίρειν. À tous les membres de l’Association Suisse des Philologues Classiques, les enseignants du Département des sciences de l’Antiquité de l’Université de Genève adressent leurs chaleureuses félicitations à l’occasion du centenaire de l’association. Ce message vous parvient d’une contrée encore plus éloignée que le Jardins des Hespérides : les extrémités du Welschland, où les philologues pratiquent la Genferei en s’accompagnant de la phorminx. Que tous les dieux de l’Olympe veillent sur le destin de l’Association Suisse des Philologues Classiques pour le prochain siècle de son existence, avec le soutien généreux de nos autorités politiques, de nos écoles et gymnases ainsi que de nos universités. Et puissent les Helvètes toujours se souvenir de ce qu’ils doivent à la Grèce et à Rome, afin de mieux préparer leur avenir.
Au nom du Département des sciences de l’Antiquité de l’Université de Genève
Prof. Paul Schubert

Institut für Klassische Philologie, Bern

Zum einhundertjährigen Jubiläum des Schweizer Altphilologenverbandes senden wir im Namen des Berner Instituts für Klassische Philologie unsere herzliche Gratulation.
Für das Institut für Klassische Philologie, Bern
Prof. Arnd Kerkhecker

Fachbereich Klassische Philologie der Universität Freiburg

Der Fachbereich Klassische Philologie der Universität Freiburg gratuliert dem Schweizerischen Altphilologenverband zu seinem hundertjährigen Bestehen! Hundert Jahre sind ein starkes Fundament, und wir freuen uns, mit dem SAV einen zuverlässigen Verbündeten zu haben, der unsere gemeinsamen Anliegen an den Schulen und in der Gesellschaft vertritt und propagiert. Wir danken dem Vorstand und den Mitgliedern des SAV für ihre unschätzbare Arbeit!
Pour la Philologie classique à Fribourg,
Prof. Karin Schlapbach
Prof. Thomas Schmidt

Fachbereich Klassische Philologie der Universität Basel

Litterae Latinae in gymnasiis progymnasiisque Helveticis valeant et crescant!
Omnia fausta, secunda feliciaque societati philologorum Helveticorum exoptant omnes, qui res Romanas in universitate Basiliensi docent.
Fachbereich Klassische Philologie der Universität Basel
Prof. Dr. Henriette Harich-Schwarzbauer

Institut d’archéologie et des Sciences de l’Antiquité, Université de Lausanne

Les sections de grec et de latin de l’Institut d’archéologie et des sciences de l’Antiquité de l’Université de Lausanne tiennent à féliciter l’Association Suisse des Philologues Classiques pour son engagement et sa passion à faire vivre les langues anciennes. Nos expériences de collaboration ont été fructueuses, notamment lors du séminaire tenu au Centre Culturel Européen de Delphes durant l’été 2013. L’ASPC a joué à cette occasion son rôle de médiateur pour réunir et rassembler des enseignants de philologie venant des gymnases et des collèges de toutes les régions de Suisse. C’était essentiel!
Pour l’institut d’archéologie et des Sciences de l’Antiquité, Université de Lausanne
Danielle van Mal-Maeder, Professeur de langue et littérature latines
David Bouvier, Professeur de langue et littérature grecques

Seminar für Griechische und Lateinische Philologie der Universität Zürich

Societati Helveticae studiis linguarum antiquitatis fovendis gratias agimus, quod per centum annos tam bene meruit de linguis antiquis docendis. Firmum enim omnibus scholis et universitatibus Helveticis fundamentum condidit.
Für das Seminar für Griechische und Lateinische Philologie der Universität Zürich
Prof. Dr. Ulrich Eigler
Prof. Dr. Carmen Cardelle de Hartmann
Prof. Dr. Christoph Riedweg

Schweizerische Vereinigung für Altertumswissenschaft/Association Suisse pour l’Étude de l’Antiquité (SVAW/ASEA)

Liebe Kolleginnen und Kollegen,
im Namen der Schweizerischen Vereinigung für Altertumswissenschaft/Association Suisse pour l’Étude de l’Antiquité (SVAW/ ASEA) überbringe ich Ihnen die allerbesten Glückwünsche der „kleinen Schwester“: Der SAV ist uns, der Vereinigung, in der sich Ende der 1940er Jahre die universitären AltertumswissenschaftlerInnen zusammengefunden haben, genauso vorausgegangen, wie der Unterricht in den Alten Sprachen auf der Sekundarstufe II dem Studium von Klassischer Philologie, Alter Geschichte oder Archäologie vorangehen muss. Auf welcher Stufe wir auch unterrichten, wir alle sind uns bewusst, dass die kritische Auseinandersetzung mit dem mediterranen, europäischen und vorderasiatischen Altertum einen hohen Wert hat für unsere Orientierung in der gegenwärtigen Welt; wir LehrerInnen an Schulen und Universitäten arbeiten hart, um dieses Bildungsangebot für die SchülerInnen und Studierenden in die Zukunft zu führen. Die Herausforderung unserer Zeit ist, die Präsenz der Antike als Reflexions-Gegenstand in unseren Bildungsinstitutionen nicht einfach defensiv aufrechtzuerhalten, sondern sie in ihrer Bedeutung – jenseits überholter „Abendland“-Ideologien – für eine globalisierte Welt erkennbar zu machen. Das sind unsere gemeinsamen Interessen, und die SVAW/ ASEA will diese Aufgabe in Zukunft in verstärkter Zusammenarbeit mit dem SAV angehen. In diesem Sinne danken wir Ihnen herzlich für Ihr Engagement und erheben unser Glas, um mit Ihnen auf das ehrerbietende Jahrhundert des SAV und eine grosse gemeinsame Zukunft anzustossen!
Thomas Späth,
Präsident der SVAW/ASEA

Thesaurus Linguae Latinae, München

Sehr geehrte und geschätzte Mitglieder des Schweizerischen Altphilologenverbandes,
als Generalredaktor übermittle ich Ihnen zum denkwürdigen 100. Geburtstag ihres Verbandes die herzlichen Glückwünsche des Thesaurus linguae Latinae in München! Den Thesaurus verbindet eine lange Tradition und Dankbarkeit mit der schweizerischen Altphilologie: seine erfolgreiche Geschichte ist ohne Schweizer wie z. B. Peter Flury, Heinz Haffter und Manu Leumann undenkbar, und ohne den rettenden Eingriff aus der Schweiz wäre das Unternehmen nach dem 2. Weltkrieg nicht mehr auf die Beine gekommen.
Seit 1921, also seit bald ebenfalls 100 Jahren, gibt es einen schweizerischen Stipendiaten am Institut. Der Unterricht der in Ihrem Verband organisierten Lehrerinnen und Lehrer hat stets ein sehr hohes Niveau gehalten und immer wieder hervorragende Gräzisten und Latinisten hervorgebracht, von denen bis heute zahlreiche als Stipendiaten und in höheren Funktionen ihren Beitrag zum großen Thesaurus beigesteuert haben.
Ich möchte Sie alle ermutigen, auch in einer Zeit, in der nicht alle Teile der Gesellschaft das nötige Verständnis dafür haben, weiterhin Ihren wahrhaft europäischen Bildungsauftrag unbeirrt und offensiv zu vertreten, die Vermittlung des Zugangs zur Welt der uns alle verbindenden griechischen und lateinischen Antike.
In herzlicher Verbundenheit
gez. Michael Hillen

Spendenaufruf

Für einen zeitgemässen Auftritt in den Print- und Onlinemedien hat der SAV das Logo, das Bulletinlayout und die Internetseite (in Arbeit) durch professionelle Graphiker neu gestalten lassen. So ansprechend die Resultate auch sind, sie haben deutliche Spuren in den Vereinsfinanzen hinterlassen.

Wir erlauben uns deshalb zur Deckung dieser Ausgaben zu einer Spende aufzurufen. Benützen Sie bitte den Einzahlungsschein, der dem Bulletin beigelegt ist, oder zahlen Sie direkt ein auf unser Konto 40-29541-3 (IBAN: CH09 0900 0000 4002 9541 3), Vermerk: „Spende 2017“.

Wir danken herzlich.

Daniel Rutz

Certamen Helveticum

1. Rückblick auf das certamen Helveticum 2017

Bereits zum dritten Mal führte der SAV das gesamtschweizerische certamen Helveticum durch. Auf der Textgrundlage von Homer, Odyssee 6, 139 – 210 oder Vergil, Aeneis 1, 520 – 578 galt es das aktuelle Thema „Flucht“ in einem Essay zu untersuchen.

18 Arbeiten aus den Kantonsschulen Romanshorn (Thurgau) und dem Literargymnasium Rämibühl (Zürich) wurden eingereicht.

Der Sieger, Olivier Fischer (Klasse 5e Literargymnasium Rämibühl Zürich), griff auf leserfreundliche Art in gefälliger Sprache einzelne Textpassagen aus der Aeneis heraus, verglich sie mit heutigen Gegebenheiten und betonte dabei Didos Empathie für die Flüchtlinge aufgrund eigener Erfahrungen. Dabei bewiess Olivier Fischer seine umfassende Kenntnis der aktuellen Flüchtlingssituation und wirkte in seinen Ausführungen sehr persönlich.

Lilith Schmid und Raphael Guide (beide Klasse 5e Literargymnasium Rämibühl Zürich) erhielten von der Jury den 2. und 3. Preis.

Siegerarbeit von Olivier Fischer

Das Preisgeld für das certamen Helveticum wurde vom Club Grand Hôtel & Palace gesponsort. Wir danken H. - Ueli & Silvia Gubser recht herzlich.

2. Ausschreibung certamen Helveticum 2019

Der Vorstand des SAV hat beschlossen, künftig alle zwei Jahre ein certamen Helveticum / áγáν ἙλβÎτιος zu veranstalten.

Die Aufgabenstellung wird 2018 publiziert.

Daniel Rutz

Séance d’automne du Groupe romand des études grecques et latines (GREGL)

Lausanne, Palais de Rumine, auditoire du musée de zoologie, 5e étage (place de la Riponne 6, arrêt M2 Riponne-M. Béjard)
Samedi 25 novembre 2017, dès 10h

Programme
10 h 00 : Accueil
10 h 15 : Conférence de Karin Schlapbach, professeure de latin à l’université de Fribourg: « La musique antique: mélodie, rythme, sens »
11 h 15 : Pause
11 h 30 : Lara Tesi Meza, Gaëlle Hostettler, Vincent Boccadoro et Samuel Wanja, Genève: « La musique antique aujourd’hui : l’exemple de l’Agamemnon d’Eschyle »
L’Agamemnon d’Eschyle sera représentée en grec à Genève du 14 au 18 novembre 2017 à 19 h à la salle de la Cité Bleue. Vincent Boccadoro, Ga«lle Hostettler, Lara Tesi Meza et Samuel Wanja, les principaux artisans de ces représentations, nous parleront de leur travail autour de la musique, présente tout au long du spectacle: comment la composer? comment la jouer? avec quels instruments? Ceux qui n’auront pu assister au spectacle auront l’opportunité de découvrir cette musique « antique ». Pour réserver vos places à Genève : reservation.oresthea@gmail.com
12 h 30: Apéritif

Pour de plus amples informations: gregl.ch

Antje-Marianne Kolde

L’Agamemnon d’Eschyle en grec (Genève)

Masque funéraire dit le « Masque d’Agamemnon », Musée national archéologique d’Athènes, daté du XVIe siècle av. J.- C.
https://commons.wikimedia.org/wiki/File:Agamemnon_mask_NAMA_Athens_Greece.jpg#/media/File:Agamemnon_mask_NAMA_Athens_Greece.jpg © Jebulon

Cinq soirs de suite, du 14 au 18 novembre, la Cité Bleue (Genève) accueillera Agamemnon, une des tragédies d’Eschyle.

Quelles sont les particularités de ces représentations qui couronnent un travail de longue haleine mené par des étudiants de l’Université de Genève ? Elles sont nombreuses : les acteurs, portant des masques, se donnent la réplique en grec ; le chœur chante aussi en grec et évolue au son de la musique composée pour l’occasion sur la base de traités antiques ; la projection de sous-titres en français (d’après la traduction de Florence Dupont, 2013) permet à tout un chacun de suivre l’intrigue ; les chants du chœur sont accompagnés d’un aulos en bois, d’une lyre (reconstitution d’une lyre antique) et d’un petit tambourin.

14-18 novembre, 19 h
Cité Bleue (46, av. de Miremont, 1206 Genève)
Prix d’entrée unique : 5 frs.
Vincent Boccadoro : musique et métrique
Ga«lle Hostettler : mise en scène
Lara Tesi Meza : costumes, décors et comptabilité
Samuel Wanja : administration, communication et sous-titrage

Pour plus d’informations : oresthea.info@gmail.com

IXber Latinus XImus

Bereits zum elften Mal wird im kommenden November der Lateinische Kulturmonat in der Ostschweiz durchgeführt. Bewusst nicht unter dem Vorzeichen des schon hinreichend begangene Reformationsjahrs, obwohl auch dieses in Sachen Latinität mehr als ergiebig wäre. Die Ostschweizer widmen sich der memoria des Dichters Ovid, dessen Todesjahr sich zum 2000. Mal jährt. Verschiedene Vorträge gehen seine Spuren in der Ostschweiz nach, und auch das neunte interkantonale Certamen translatorium wird einem Text mit Ovid-Bezug gewidmet sein. Der Höhepunkt: die Marathonlesung der Metamorphosen in der Kantonsbibliothek Vadiana vom Abend des 17. bis zum Abend des 18. Novembers, umrankt von einem Rahmenprogramm mit Bildern, Filmen und Musik zum Thema (und natürlich einer tabernula Romana). Das detaillierte Programm findet sich wie immer auf der Website www.ixber.ch. Hier kann man sich auch für die Mitwirkung an der Rezitation eintragen. Die Veranstalter hoffen auf die rege Beteiligung von Ovidfans aus der ganzen Schweiz!

Clemens Müller
Vorstandsmitglied des Vereins IXber – Lateinischer Kulturmonat

„Roms sprechende Steine“ – Weitere Inschriftentexte

In Rom sprechen die Steine, und dies mit vielen Stimmen. In Ergänzung der Sammlung „Roms sprechende Steine. Inschriften aus zwei Jahrtausenden“ (4. Auflage 2012) hat die Zentralbibliothek Zürich aus der fortgesetzten Sammeltätigkeit des Autors in einer „Online-Ressource“ gegen 600 weitere in verschiedener Hinsicht interessante Inschriftentexte sowie gegen 200 dokumentarische Abbildungen, diese meist zu den in der Buchpublikation enthaltenen Inschriften, im Internet zugänglich gemacht. Die Inschriftentexte sind alphabetisch nach ihren Standorten von der „Accademia di S. Luca“ bis „S. Vitale“ geordnet, die Bilddokumente nach den vierzehn Rundgängen der Buchausgabe.

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Eine der vierundzwanzig unter dem Standort „S. Maria in Aracoeli“ aufgenommenen Inschriften sei hier zitiert – im Sinne einer Gustatio, die Appetit auf mehr machen möge. Im rechten Seitenschiff gibt eine Grabinschrift aus dem Jahr 1585 dem Besucher der Kirche, der hier vielleicht schon dem Seitenausgang zum Kapitolsplatz hinab zustrebt, am Schluss noch einen Zuruf auf den Weg, oder vielmehr zwei zur Wahl. Da geht es in strengster Fügung um „Sterben“ und „Leben“, „Leben“ und „Sterben“ – und in einem einzigen Wort um „Leben“ und „Siegen“:

D(eo) O(ptimo) M(aximo)
IULIANO EX VETERE AC NOBILI VALENTINORUM
ODDORUMQ(ue) GENERE FRANCISCI VALENTINI
ET BERNARDINAE ODDAE F(ilio)
INTEGERRIMO OMNIUM HORARUM VIRO
CUM IN PHILOSOPHIA PARUM LUCIS ET IN RERUM
HUMANARUM TRACTATIONE MULTUM MISERIARUM
COMPERISSET SUMMI BONI FRUENDI CUPIDUS
HONESTA AB IIS MISSIONE TUNC VIVERE SE
DEMUM SENSIT CUM DEO VIXIT ET SIBI
OBIIT AN(no) SAL(utis) MDLXXXV XI CAL(endas) MAII
AET(atis) SUAE LXXXIV
SISTE GRADUM VIATOR
SI PROBUS ES MORERE VICTURUS
SI IMPROBUS ES VIVE MORITURUS

Der Freund von S. Sabina auf dem Aventin mag sich angesichts der letzten Zeilen an den gleicherweise lapidaren, gleicherweise raffinierten Grabspruch des Kardinals Auxias de Podio aus dem Jahr 1483 erinnern: „Ut moriens viveret / vixit ut moriturus“ (Roms sprechende Steine, Nr. 12.5; Abbildung bei den „Ergänzenden Bilddokumenten“). Antwortet da vielleicht ein sprechender Stein auf den anderen?

*

Die Bild- und Textdokumente sind in einer zweiteiligen „Online-Ressource“ in den Katalog der Zentralbibliothek Zürich aufgenommen worden. Diese Online-Ressource kann direkt über den folgenden Permalink aufgerufen werden: http://www.recherche-portal.ch/ZAD:default_scope:ebi01_prod010912136 (mit Unterstrich in den beiden Zwischenräumen) – oder, leichter zu merken, mit der Eingabe von „www.recherche-portal.ch“ (oder von „Rechercheportal UZH/ZB“ bei Google) und dann des Buchtitels „Roms sprechende Steine“ im Suchschlitz dieses Rechercheportals, darauf durch Anklicken des Reiters „Online Ressource“ und schliesslich eines der beiden Teile „1. Ergänzende Bilddokumente“ oder „2. Weitere Inschriftentexte“.

Die beiden Teile sind frei zugänglich und können ohne Einschränkungen und „gratis“ heruntergeladen werden – wobei dieser „Dank“ in der Weiterverbreitung ebendieser Adresse im Kreis der Kollegenschaft und der übrigen Freunde dieser sprechenden Steine besteht! Dafür wiederum dankt

Klaus Bartels

NATALICIA CELLENSIA

Paulus Burkhard, musicae compositor Helvetius celeberrimus, praeter multa alia opera anno 1961º ludum creavit praesepialem, quem „Natalicia Cellensia“ nuncupavit propterea, quod Cellae (vulgo: Zell) in valle Tossae (vulgo: Töss) fluminis primum actus est. Ex eo tempore plurimis in locis Helvetiae iterum iterumque hae partes scaenicae actae sunt gaudentibus et liberis agentibus et adultis spectantibus. Innotuerunt imprimis carmina, quae non modo intra ludum ipsum, sed etiam extra usque ad diem hodiernum cani non desita sunt.

Quorum carminum originaliter Theodisce more Turicensi compositorum – eorundemque cantabilium – in linguam Latinam transverti tria notissima, quibus omnium terrarum Latinistae delectarentur. Textus originalis adiungitur, ut lectores benevoli Turicensiter scientes inter originem copiamque comparare possint.

1. De astro Bethlehemico

Hoc astrum Bethlehemicum,
quod sequi est officium!
Est astrum splendidissimum,
venite, omnes gentium,
venite, omnes gentium!

Ad salvatorem ducit nos,
ergo appropinquate vos!
Est miser in praesepio,
rex fiet die aliquo,
rex fiet die aliquo.

Habete astro gratias,
quod sequi non est vanitas:
Feret in caelum signa dans
nos olim viam ostentans,
nos olim viam ostentans.
Das isch de Schtärn vo Bethlehem.
Mached eu uuf und folged däm!
Es isch de allerschönschti Schtärn.
Chömed, ihr Lüüt vo nah und färn,
chömed, ihr Lüüt vo nah und färn!

Zum Heiland füehrt de Schtärn eus hii,
drum folged alli, gross und chlii!
Er liit im Chrippli arm und bloss,
aber er wird en König gross,
aber er wird en König gross.

Lobed und tanked eusem Schtärn,
folged im nah und folged gärn!
Eimal dänn winkt er eus und träit
übere-n-eus i d’Ewigkeit,
übere-n-eus i d’Ewigkeit.

2. Quae mater scit?

Quae mater scit, quid nato accidat?
Quae mater scit, quid veniat?
Infans num patiatur,
ob eum ei invideatur?
Quae mater scit, quid nato accidat?

Quae mater scit, quid nato accidat?
Quae mater scit, quid veniat?
Multa num nanciscatur,
an pauper olim moriatur?
Quae mater scit, quid nato accidat?

Quae mater scit, quid nato accidat?
Quae mater scit, quid veniat?
Num malum insequatur,
an salvationem patiatur?
Quae mater scit, quid nato accidat?
Kei Muetter weiss, was irem Chind wird gscheh,
Kei Muetter chann i d’Zuekumft gseh.
Ob ihres Chind muess liide,
oder ob mer’s gar wird beniide?
Kei Muetter weiss, was irem Chind wird gscheh.

Kei Muetter weiss, was irem Chind wird gscheh,
Kei Muetter chann i d’Zuekumft gseh.
Wird ires Chind riich ärbe
oder als arme Bättler schtärbe?
Kei Muetter weiss, was irem Chind wird gscheh.

Kei Muetter weiss, was irem Chind wird gscheh,
Kei Muetter chann i d’Zuekumft gseh.
Dient er emal am Böse
oder chann er eus all erlöse?
Kei Muetter weiss, was irem Chind wird gscheh.

3. Qualis nox talis est!

Qualis nox talis est!
Nobis saluti est,
qua pauper dives fieri potes

Iam accepistis vos?
Deo detur honos!
Noster salvator advenit ad nos.

In agris omnia
iam animalia
magna et sentiunt miracula.

Talis nox sancta est!
Nobis saluti est,
qua pauper dives fieri potest.

Bestiae
domesticae
gaudio iam captae sunt,
angeli id audiunt.

Liberi
carissimi,
en, sunt immo laeti asini!
Was isch das für e Nacht!
Hät eus de Heiland bbracht
und us de-n-arme Mänsche riichi gmacht.

Händ ihr das au vernoh?
Lobed de Herrgott froh!
Euse-n-Erlöser isch uf d’Ärde cho.

Im Fäld und uf der Au
d’Tierli verwached au,
gschpüüred das übergrossi Wunder gnau.

Das isch di heilig Nacht!
Hät eus de Heiland bbracht
und us de-n-arme Mänsche riichi gmacht.

Überall,
i jedem Stall
freued sich hüt alli Tier,
d’Ängel ghöred’s grad wie mir.

Chömed gschwind,
ihr liebe Chind,
lueged, wie die Tierli z’fride sind!

Ab integro repetuntur versus usque ad stropham quartam.

Martin Meier
 

Weiterbildung

Weiterbildung 2018

Der SAV-Vorstand hat beschlossen, künftig in der Regel mit regionalen Anbietern in der Deutschschweiz, in der Romandie und im Tessin zusammenzuarbeiten, um seinen Mitgliedern passende Weiterbildungsangebote zu ermöglichen.
In der ersten Hälfte des nächsten Jahres empfehlen wir folgende Weiterbildungen:

Tisch – table – tavola – mesa: Vergleichende europäische Sprachgeschichte
Rudolf Wachter
Mittwoch, 21.3.2018, 16:30 bis 19:30 Uhr, Kantonsschule Am Burggraben
Anmeldefrist: 1.3.2018
Kosten: 200 Fr.
Informationen: http://www.webpalette.ch

À la découverte de la région neuchâteloise à l’époque romaine
Michel Fuchs, Antje-Marianne Kolde
Mittwoch, 2.5.2018, 7:30 bis 19:30 Uhr
Anmeldefrist: 23.2.2018
Kosten: 200 Fr.
Informationen: http://candidat.hepl.ch/offre-fc

Latein digital – Ideen zum Einbezug der digitalen Medien im Lateinunterricht
Lucius Hartmann
Samstag, 2.6. und 8.9.2018, jeweils 9:00 bis 12:30 Uhr, PH FHNW, Campus Brugg-Windisch
Anmeldefrist: 2.4.2018
Kosten: 280 Fr.
Informationen: https://www.fhnw.ch/de/weiterbildung/paedagogik/kurse-1/fremdsprachen

Im Tessin ist die nächste Weiterbildung für Herbst 2018 geplant.

Lucius Hartmann

Bericht zur Umfrage „Weiterbildung SAV (2017)“ / „Sondage ASPC sur la formation continue (2017)“

I. Ausgangslage

Der Vorstand des SAV hat im Frühling 2017 eine gesamtschweizerische Umfrage durchgeführt, um herauszufinden, wie zufrieden die Mitglieder mit dem Weiterbildungsangebot sind. Ausgewertet wurde die Umfrage, an der gegen 50 Mitglieder teilgenommen hatten, im April 2017 und an der Vorstandsitzung am 5. Mai 2017 in Bellinzona.
Die Umfrage war in drei Hauptteile gegliedert:
1. Fragen zur Person
2. Besuch von Weiterbildungen
3. Zusammenarbeit / Koordination mit regionalen Angeboten (FORMI St. Gallen, FASZ Zürich, HEP Vaud, etc.)

II. Kurzzusammenfassung der Ergebnisse

An dieser Stelle werden nur die Ergebnisse präsentiert, auf die in der Vorstandssitzung besonders eingegangen wurden. Den Fragebogen und die detaillierten Daten findet man auf der Website.

1. Fragen zur Person
49 Personen haben an der Umfrage teilgenommen, 11 Pensionierte und 38 aktive Lehrpersonen. Die Mehrheit (46) der Befragten bevorzugt Weiterbildungsveranstaltungen auf Deutsch. Alle unterrichten Latein, 29 auch Griechisch. Was die Unterrichtserfahrung betrifft, so konnten drei Spitzenwerte bei 10-15 Jahren (9), 25 Jahren (6) und 30 Jahren (7) festgestellt werden.

2. Besuch von Weiterbildungen
7 Personen gaben an, noch nie eine Weiterbildung des SAV besucht zu haben. Die Hauptgründe sind Zeitmangel (29), falsche Thematik (21) und falscher Kurstermin (19).
23 Befragte wünschen sich eher fachliche Weiterbildungen im Bereich Kultur (Geschichte, Archäologie), 11 bevorzugen eine fachdidaktische Ausrichtung mit dem Fokus auf Lektüre.
Die Mitglieder sprachen sich dafür aus, Weiterbildungsveranstaltungen für Latein und Griechisch zusammen anzubieten. Ideal ist ein eintägiger Kurs in den Monaten März-April oder November, Kurskosten bis 100.- CHF sind unproblematisch.

3. Zusammenarbeit / Koordination mit regionalen Angeboten (FORMI St. Gallen, FASZ Zürich, HEP Vaud, etc.)
39 Befragte begrüssen grundsätzlich die Zusammenarbeit des SAV mit regionalen Angeboten. In den Bemerkungen zu diesem Umfrageteil wurde aber auch festgehalten, dass der SAV nicht auf eigene Weiterbildungen verzichten sollte, um auf diese Weise den gesamtschweizerischen Zusammenhalt zu fördern und interkantonale Begegnungs- und Austauschmöglichkeiten für die Lehrpersonen zu ermöglichen.

III. Weiteres Vorgehen

Vorbemerkung: Der SAV hat zur Zeit ca. 270 Mitglieder, davon haben 49 an der Umfrage teilgenommen. Von diesen sind 38 aktive Lehrpersonen. Es stellt sich deshalb die Frage, wie repräsentativ die Daten sind.
Die Weiterbildungen, die der SAV in den letzten Jahren organisiert hatte, wurden wenig besucht. Dieser Umstand birgt das Risiko, dass sich diese Veranstaltungen zu negativ auf das Budget auswirken können. Deshalb will der Vorstand vermehrt auf die Veranstalter der regionalen Weiterbildungsveranstaltungen zugehen und versuchen, Termine und Themenwahl abzusprechen. Gleichzeitig sollte betont werden, dass sich diese Veranstaltungen in der Regel an ein überkantonales Publikum richten. Diese Weiterbildungsangebote wären somit willkommene Möglichkeiten, gegen die Isolation zu kämpfen und Fachkollegen aus den drei Sprachregionen kennenzulernen.
Der Vorstand des SAV ist auch überzeugt, dass er diese Weiterbildungsangebote intensiver bewerben sollte. Er will deshalb die email-Liste der aktuellen Lehrpersonen (inklusive Sekundarstufe 1) durch die Kantonskorrespondenten aktualisieren. Alle, ob Mitglied des SAV oder nicht, sollen künftig die Newsletter erhalten, um über die Weiterbildungsveranstaltungen informiert zu werden.
Der Vorstand will künftig auch seine Aufmerksamkeit den Lehrpersonen in den Kantonen widmen, die nicht an der Umfrage teilgenommen haben.

Daniel Rutz
 

Euroclassica

Conférence annuelle 2017 à Leyde

Comme à l’accoutumée, les délégués d’Euroclassica se sont retrouvés le dernier weekend d’août pour la Conférence annuelle et l’Assemblée générale. Cette année, c’est l’association néerlandaise VCN qui était l’organisatrice de cette manifestation. Comme il y a une vingtaine d’années, les représentants d’Euroclassica étaient invités à se joindre aux enseignants des Pays-Bas réunis pour leurs journées de formation continue habituellement consacrées aux auteurs imposés du programme de l’année scolaire qui s’ouvre, à savoir pour 2018-2019, Homère, Cicéron et Sénèque. C’est ainsi que nous nous sommes retrouvés à Leyde, environ 200, à suivre – en anglais pour tous – les conférences et ateliers prévus au programme. Le cadre de l’Université se prêtait parfaitement à la manifestation, qui s’est aussi déplacée, de concert avec les délégués de la FIEC aussi réunis à Leyde, dans une église aménagée à cet effet plus à l’intérieur de la ville pour la présentation du projet Anchoring Innovation d’OIKOS (www.ru.nl/oikos/), qui vient d’être accepté et doté d’un budget à faire pâlir pas seulement les associations en lien avec l’antiquité ! Le dîner officiel – grandiose – s’est tenu dans le hall du Musée des antiquités (http://www.rmo.nl/), dont nous avons eu l’occasion de visiter l’exposition temporaire consacrée à la villa romaine, ainsi que les salles où figurent des pièces tout à fait remarquables retrouvées sur le limes.

L’Assemblée générale n’a pas connu de rebondissement particulier. Les textes de la majorité des interventions du Jubilée d’argent d’Euroclassica à Athènes l’année passée ont été publiés à l’interne. On peut commander la plaquette. Les rapports de certains collègues quant à la situation des langues anciennes dans leur pays respectif sont souvent inquiétants, mais d’autres heureusement plus optimistes. Les Pays-Bas se lancent dans un nouveau concept de défense des langues anciennes, qui leur a été suggéré par un spécialiste de la communication : ne plus intervenir en mettant d’abord en avant ce que les langues anciennes peuvent apporter en plus à l’élève, à l’individu, mais ce que les classicistes peuvent faire pour la communauté, pour la démocratie. C’est le nouveau challenge auquel ils s’attèlent avec enthousiasme, prévoyant même une grande marche sur La Haye (siège du gouvernement) regroupant le plus possible de marcheurs néerlandais, mais aussi, pourquoi pas, étrangers… On s’est demandé aussi jusqu’à quel point il fallait soutenir ou même plus, le concept d’Études Classiques que promeuvent, par exemple, les Britanniques. Nous sommes tous conscients d’enseigner à quelque degré les études classiques, mais s’en tenir à cette appellation ferait courir, à n’en point douter, un danger encore plus grand sur l’enseignement spécifique des langues auxquelles nous demeurons généralement attachés.

Les Academiae Saguntina et Homerica se sont déroulées à satisfaction. On regrette toujours que l’offre espagnole ne rencontre pas plus de succès auprès des élèves du secondaire auxquels elle est plus spécialement destinée. Il est vrai que les dates ne conviennent pas à tous les systèmes scolaires souvent encore aux prises avec les examens à ces dates-là.

Après le décès d’Alfred Reitermayer, une incertitude pouvait planer sur l’avenir des épreuves ELEX (latin) et EGEX (grec) du projet ECCL. Grâce au dynamisme de certains collègues, elles sont maintenues et se dérouleront dès le 26 septembre 2017 (Journée européenne de langues) jusqu’à la fin de l’année civile. Pour la première fois des élèves suisses se sont lancés en 2016. Feront-ils des émules cette année aussi ? En tout cas, les enseignants qui seraient intéressés à tenter l’aventure peuvent prendre contact avec la soussignée qui leur transmettra les conditions et les épreuves. Cette année encore ne sera proposé que le niveau Vestibulum, tant pour le latin que le grec. Dès 2018 le latin verra aussi une épreuve de niveau Janua, le grec attendra 2019.

La Conférence et l’Assemblée générale 2018 auront lieu du 24 au 26 août à Londres, dans le quartier de Bloomsbury proche du British Museum.

Christine Haller (christine_haller@hotmail.com)
 

Rezensionen

Wolfgang Letzner, Die 40 bekanntesten archäologischen und historischen Stätten in Albanien mit Ausflügen nach Mazedonien und Montenegro, Mainz am Rhein (Nünnerich-Asmus Verlag) 2017, 168 Seiten, 72 Abbildungen und eine Karte, CHF 32.50, ISBN 978-3-945751-75-6

Meine Notizen über den Kultur- und Reiseführer „Albanien“ von Wolfram Letzner sind keine Rezension. Dazu bin ich nicht befugt, denn viele der 40 im Buch beschriebenen Orte bereiste ich nicht mit dem Buch in der Hand, um alles zu überprüfen. Sie sind nur Hinweis auf eine Neuerscheinung, welche die Aufmerksamkeit aller Neugierigen verdient, die ihre Kenntnis der urbes et regiones am Mare nostrum mit einer Albanienreise vervollständigen wollen.
Hekataios von Milet berichtet, die Siedlung Buthroton, heute Butrint in Südalbanien, sei im 6. Jh. v. Chr. eine Kolonie Kerkyras geworden. Wer hätte in früheren Jahren auf einer Reise durch den (griechischen) Epirus nicht gerne kurz die Grenze für einen Besuch überquert oder Lust gehabt, das Ziel mit dem Boot von Korfu aus zu erreichen? Heute ist beides kein Problem. Lange aber blieben solche Exkursionen ein frommer Wunsch, da Albanien bis 1997 nahezu abgeriegelt war und sich danach nur langsam öffnete. Nun sind die Grenzen offen und die Infrastruktur verbessert sich von Jahr zu Jahr. Es ist Zeit, die grosse Skepsis gegenüber dem Land der Skipetaren abzulegen. Das Buch von Wolfram Letzner kommt zur rechten Zeit. Illyrer, Griechen, Römer und ein halbes Jahrtausend osmanischer Herrschaft sind weitgehend verantwortlich für das kulturelle Erbe des Landes. Aus der griechischen und römischen Zeit bilden die Ruinenstätten Apollonia und Butrint einen eindrucksvollen Höhepunkt. Apollonia, von Cicero „magna urbs et gravis“ genannt, war mit seiner berühmten Rhetorikschule auch Schulstätte des späteren Augustus. Das weitläufige Ausgrabungsgelände ist heute Weltkulturerbe der UNESCO. Butrint wurde von vielen internationalen Teams erforscht, liegt heute in einem Nationalpark und ist ebenfalls UNESCO Weltkulturerbe. Und wer kennt nicht aus Catull Durrachium, die „Hadriae taberna“, das heutige Durres in Mittelalbanien, einer der Ausgangspunkte der Via Egnatia?
Wolfgang Letzner studierte Klassische Archäologie, Alte Geschichte sowie Ur- und Frühgeschichte in Münster und verfasste in der Reihe „Die bekanntesten archäologischen und historischen Stätten“ bereits drei Bände, zwei über Deutschland und einer über Istrien, welche die Fachwelt mit Zustimmung begrüsste. Auch diesmal verspricht der Klappentext viel: „Dem Autor ist es mit präzisen Texten, Plänen und eindrucksvollen Fotografien gelungen, einen umfassenden Kulturreiseführer mit den wichtigsten archäologischen und historischen Stätten in Albanien vorzulegen“. Das Buch beginnt mit einem geographischer und historischer Überblick, dann sind die Orte in alphabetischer Reihenfolge beschrieben und in gewohnter Ausstattung vorgestellt: Geschichtlicher Überblick – Forschungsgeschichte - Funde und Befunde – Beschrieb einzelner Objekte wie Stadtmauern, Theater usw. – Archäologisches Museum, sofern vorhanden, – Literaturhinweise. Weiterführende Kontaktdaten helfen dem Reisenden auf all seinen Wegen. Am Schluss steht ein Glossar. Der Band ist eine willkommene Ergänzung zu der eher spärlichen Reiseliteratur über Albanien. Dankbar sind wir auch, dass der Autor grenznahe Orte in der einstigen makedonischen Provinz Jugoslawiens (Fyrom) und in Montenegro in den Führer aufgenommen hat: Heraklea Lynkestis an der Via Egnatia, nahe dem berühmten Ohrid-See, den Ohrid selber und Stobi, die berühmteste Ausgrabungsstätte Makedoniens; ferner in Montenegro Kotor und Risan, die früher auf Rückreisen aus Griechenland an der Route lagen. Vielleicht gibt es unter den Leserinnen und Lesern Spezialisten, die mehr Erfahrungen mit dem neuen Buch gemacht haben und meinen Hinweis ergänzen können?

Bruno Colpi

Giancarlo Mazzoli, Il chaos e le sue architetture. Trenta studi su Seneca tragico, Palermo (Palumbo) 2016, 520 pp., € 58, ISBN 978-88-6889-334-7

Si tratta di una raccolta di kleine Schriften organizzata in cinque parti, intitolate, nell’ordine, Poetica e ideologia, Struttura e azione, Drammi e personaggi, Due momenti della fortuna antica, Epilogo (e riepilogo). Ciascuna parte contiene vari capitoli, corrispondenti, in genere, ad articoli precedentemente pubblicati (ma non mancano capitoli compositi e un inedito). Tutti gli scritti sono stati aggiornati e collegati fra loro con interventi nel testo, rinvii e richiami. Ne risulta una monografia organica di grande approfondimento analitico.

Per tentare di dare un’idea del libro, indico le linee portanti del pensiero di Mazzoli.

1. Non c’è dicotomia fra Seneca filosofo e Seneca tragico. La tragedia è espressione delle passioni (in particolare dell’ira), della δυσθυμία e del χάος. Queste si oppongono al κόσμος, all’εὐθυμία (tranquillitas animi nel latino di Seneca) e alle virtù del sapiente medio-stoico. Ma perché Seneca scrisse tragedie? La «scrittura morale» di Seneca, secondo Mazzoli, è assimilabile «alla costruzione d’un alto edificio che non potrà mai ergersi stabilmente se prima non si scavi in profondità, al fine di mettere in luce (e poter quindi provvedere a rimuovere) tutto il marcio del sottosuolo ove poggeranno le fondamenta» (p. 55, ma anche p. 45 e soprattutto p. 52: «perché la tradizione tragica è quella che gli offre il più vasto e impressionante repertorio mitologico del πάθος, dell’ἀλογία, del furor, in una parola degli universali negativi che si frappongono alla visione stoica del mondo e che vanno [...] preliminarmente messi allo scoperto e attualizzati [...] per poter essere disinnescati e rimossi dalle fondamenta del nuovo edificio»).

2. Nell’opera in prosa, Mazzoli considera «incunaboli del tragico senecano» (p. 421) il De ira e il De clementia, con la riflessione sulla crudelitas, che dall’ira deriva (discussione più ampia alle pp. 56-63). Questo, secondo lo studioso, è altresì un indizio della cronologia relativa delle otto tragedie di incontestata autenticità, tramandate dal codice Etruscus (E, fine dell’XI sec.).

3. Entro questo corpus, Mazzoli ravvisa un’arte non ancora pienamente matura in Troad., Phaedr., Oed. e nell’incompiuta Phoen.; un’arte matura, invece, in Herc. f., Med. e Thy.; funge da cerniera Ag.; ciò gli risulta attraverso più approcci metodologici. L’osservazione più importante riguarda l’architettura dei drammi. Nei più maturi è rigorosamente rispettata la norma enunciata in Hor. Ars poetica 189-190, che vuole una fabula né più breve né più lunga di cinque atti. Ciò comporta la presenza di quattro canti corali, nel caso delle nostre tre tragedie affidati a un solo coro, «senza rapporti di commos coi personaggi» (p. 163). Di questi quattro canti corali, il primo è post-prologico, il quarto è pre-epilogico e speculare al primo; i due centrali, anch’essi reciprocamente speculari, evidenziano il centro ideologico del dramma. L’insieme dei canti corali presenta la classica articolazione lirica in καιρός, μῦθος e γνώμη. Il prologo è affidato a personaggi di connotazione infera che prevedono e determinano la καταστροφή finale: una Iuno inferna sobillatrice delle Furie in Herc. f., Medea sacerdotessa di Ecate in Med., l’ombra di Tantalo in Thy.; questa architettura si può ravvisare solo in parte in Ag. (dove προλογίζει l’ombra di Tieste, e dove i canti corali sono quattro, ma i cori sono due), e ancora meno nelle tragedie antecedenti.

In luogo di commento, mi limito a un’osservazione particolare. Nella terapeutica stoica delle passioni, culmine è (SVF III 490) ἡ ἄσκησις τῆς ψυχῆς καὶ ὁ ἐθισμὸς πρὸς <τὸ> τοῖς κριθεῖσιν ὀρθῶς ἔχειν ἀκολουθεῖν (‘l’esercitazione dell’animo e l’abituarsi ad attenersi scrupolosamente a quanto esso ha giudicato essere bene’). Ebbene, se si legge il monologo di Medea in Med. 893-977 se ne può osservare il rovesciamento. Medea si impone di ἀκολουθεῖν all’istinto passionale, alla ὁρμή: sequere felicem impetum (v. 893). La maga attraverso i precedenti delitti si è esercitata, appunto, a sequi impetum, anche contro natura, e con l’uccisione dei figli si compie il suo mitologema: Medea nunc sum, crevit ingenium malis (v. 910; cfr., con osservazioni differenti, Mazzoli, p. 206).

Il passo meriterebbe un commento più ampio e analitico, ma mi fermo qui. Quanto ho scritto può bastare per una valutazione generale del libro (il cui editing, fra l’altro, è molto buono). È un’opera non sempre agevole da leggere, anche perché l’autore si muove fra Quellenforschung filosofica, letture in chiave strutturalistica e semiotica, spunti di antropologia alla maniera di Detienne, di Vernant e di Vidal-Naquet. Ci troviamo di fronte, tuttavia, a un lavoro imprescindibile per chi voglia capire Seneca tragico.

Giancarlo Reggi
Update: 27.9.2017
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